Une collection qui en dit long: La Famille Cotterell

Beaverbrook Art Gallery8 Novembre, 20170 Commentaires

La peinture hollandaise connut son âge d’or au XVIIe siècle, lorsque la classe moyenne contstituée de marchands de plus en plus nombreux et de plus en plus riches fut en mesure de soutenir un marché de l’art en plein croissance. Les artistes gagnaient leur vie en peignant des paysages, des natures mortes, des portraits et des scènes de genre destinés à orner les demeures. Les citoyens en vue, les nobles et les officiels de haut rang qui jouaient un rôle important dans la vie publique commandaient des portraits pour immortaliser les membres de leurs familles et leurs ancêtres. C’est de cette ère que vient La famille Cotterell (1658), une toile peinte par l’artiste hollondais Jan Mytens (1614-1670).

La famille Cotterell, de nationalité britannique, vivaient en exil. Érudit, traducteur, maître des cérémonies auprès de la Couronne et député, sir Charles Cotterell était un loyaliste fidèle. Après l’exécution de Charles 1er, il s’enfuit aux Pays-Bas, devint précepteur (hofmeister) d’Élisabeth de Bohême à La Haye et accueillit chez lui de nombreux loyalistes en fuite.

Dans ce tableau, le soutien de Cotterell aux efforts de Charles II pour réinstaurer la monarchie en sol anglais est symbolisé par la couronne de laurierque tiennent les angelots dans le coin supérieur gauche. À la Restauration, sous le règne de Charles II, Cotterell rentra en Angleterre avec sa famille, où il reprit ses fonctions de maître des cérémonies.

Sir Charles Cotterell ets représenté en compagnie de son épouse, Frances. Son fils aîné, Clement, debout à droite avec une canne et pointant vers un petit oiseau dans un arbre, fut tué lors d’un combat contre la flotte hollandaise. Son fils cadet, Charles Lodowick, accroupi et tenant une arbalète à la main, succéda à son père dans ses fonctions de maître des cérémonies en 1686 et fut chevalier peu après. Sa fille Elizabeth, représentée à l’âge de six and avec un panier de fleurs, épousa l’homme d’État anglais sir William Trumbull. Enfin, on voit le chien de la famille et un bébé, probablement Frances Cotterell, qui mourut en bas âge.

La famille Cotterell (1658) est en montre encore une fois parmi une sélection de nos Chefs-d’œuvre bien aimés dans l’Aile internationale nouvellement rénovée.

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Une collection qui en dit long est une série occasionnelle de courtes réflexions sur des œuvres de la collection permanente de la Galerie d’art Beaverbrook. Nous souhaitons partager certains des trésors qui sont dans l’édifice (et en montre) avec nos invités et notre collectivité, et vous faire part de ce qui, selon nous, les rend si intéressants. Nous espérons que vous serez du même avis!

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