Mosaïque canadienne: Lawren Harris

Beaverbrook Art Gallery25 Avril, 20170 Commentaires

Au cours des dernières années, les œuvres de Lawren S. Harris, peintre canadien légendaire, ont attiré un intérêt grandissant. Membre fondateur du célèbre Groupe des Sept, Harris est bien connu pour ses paysages majestueux du Nord canadien vif et intact. Des expositions acclamées par la critique telles que The Idea of North: The Paintings of Lawren Harris (L’idée du Nord : les peintures de Lawren Harris), organisée par Steve Martin, comédien célèbre, avec le Musée des beaux-arts de l’Ontario, ont attiré l’attention sur les œuvres de Harris à l’échelle internationale. De plus, le 23 novembre 2016, la toile grandiose, Mountain Forms (1926), de Lawren Harris s’est vendue pour 11,2 millions de dollars aux enchères, fracassant ainsi des records pour une œuvre canadienne vendue aux enchères et assurant une place à Lawren Harris sur le marché international de l’art.

Bien que Harris soit généralement connu pour ces paysages du Nord, toutes ses toiles n’étaient pas aussi idylliques. Des pièces comme Matin (vers 1921), de la collection de la Galerie d’art Beaverbrook, représentent des perspectives plus candides et moins idéalistes de la vie au Canada. Harris vivait dans un quartier aisé de Toronto pendant les années 1920; il était toutefois témoin du contraste entre les richesses de certains et les conditions déplorables dans lesquelles vivaient les gens dans le noyau urbain. L’œuvre Matin montre une demeure usée dans une région connue comme le quartier « des Services », ce que sont aujourd’hui les environs de l’hôtel de ville. La clôture est vieille et désagrégée, il y manque des planches et elle est à peine verticale. Des vêtements sèchent sur ce qui semble être une corde à linge de fortune attachée à une fenêtre. Au loin, une cheminée industrielle trône au-dessus de la maison centrale. La poésie qu’avait écrite Harris à l’époque donne un aperçu de sa perspective, notamment dans des vers comme les suivants :

Êtes-vous triste lorsque vous apercevez les ruelles de la ville
Jonchées de cendres, de boîtes, de cannettes et de vieux torchons;

Par ses poèmes, comme par ses toiles, Harris révèle qu’il reconnaît la grande pauvreté qui affligeait bien des gens. C’est en effet bien loin de ces chaînes de montagnes brillantes et vives qui lui ont valu tant de gloire et de notoriété.

Comment lisez-vous cette peinture? Quel autre nom donnerez-vous cette œuvre? Partagez avec nous dans les commentaires.

Galerie de photos

Commentaires
Laisser un commentaire