Journée nationale des Autochtones — le 21 juin 2017

Beaverbrook Art Gallery21 Juin, 20170 Commentaires

Pour célébrer la Journée nationale des Autochtones, nous reconnaissons les œuvres de plusieurs artistes autochtones de la collection, dont celles de Shirley Bear, d’Alan Syliboy, de Ned Bear et de Carl Beam. Tous les oeuvres sont couramment en montre dans la Salle d'Orientation.

 

Shirley Bear est artiste multidisciplinaire, auteure, activiste, féministe, phytothérapeute traditionnelle et aînée respectée. Membre de la Première Nation malécite de Negootook (Tobique) et du groupe linguistique wabanaki du Nouveau-Brunswick, elle est un chef de file dans la défense des droits des femmes et des Autochtones au Canada. En 2009, la Galerie d’art Beaverbrook a organisé et présenté l’exposition nekt wikuhpon ehpit (Il était une fois une femme…) : la peinture, la poésie et la politique de Shirley Bear. Pour reprendre Bear, le fait « d’être Wabanaki me permet de porter les connaissances de la terre et les récits que m’ont confiés mes ancêtres, mes grands-mères et mes grands-pères et ceux qui les ont précédés. C’est toujours cela qui confirme qui je suis. » Sa pièce Guerrier d’Oka (Libertés fragiles no 1) est actuellement en montre dans la Galerie.

L’un des artistes des Premières Nations les plus notables de la région atlantique est Alan Syliboy, artiste mi’gmaq résident de la réserve de la Première Nation Millbrook qui jouxte la ville de Truro en Nouvelle Écosse. Syliboy est reconnu à l’échelle internationale pour ses œuvres. Il a élaboré son propre vocabulaire artistique qui s’apparente à celui d’artistes européens modernes comme Klee et Miro tout en se rapprochant du folklore et des pétroglyphes wabanakis anciens qui s’inscrivaient dans la culture indienne sylvicole de l’Est. Tout en se servant de lignes simples et de couleurs vivantes dans ses toiles, Syliboy y exprime une recherche personnelle sur le spiritualisme mi’gmaq et le patrimoine culturel des Premières Nations qui est le sien. Ses œuvres servent aussi à conscientiser les gens à ces sujets. Dans la peinture géométrique énorme intitulée Murale de panier en piquants de porc-épic (2006), actuellement en montre dans la Salle d’orientation, il combine ses pétroglyphes à un concept composé de motifs de piquants de porc-épic autochtones traditionnels. Par l’envergure et l’effet optique de l’œuvre, Syliboy offre une analogie entre la conception mi’gmaque traditionnelle et la peinture moderne tachiste. L’œuvre est aussi en dialogue avec la pièce Pour tous mes proches (1989) de Bob Boyer, artiste des Premières Nations, qui se trouve dans la collection permanente de la Galerie d’art Beaverbrook.

Depuis plusieurs décennies, Ned Bear, artiste autochtone, se concentre uniquement sur les masques dans son art. Son masque Namoya Otehiw Ayasawac (Masque du Pawakon) (2003) est exposé dans la Salle d’orientation. « Nous sommes tous apparentés et liés par l’esprit, affirme Ned Bear. J’espère que les gens perçoivent cela en regardant mes œuvres. Le masque peut être un portail jusque dans une dimension personnelle, un clin d’œil à une époque mystique. En pratiquant le rituel du port du masque, on peut accéder au pouvoir de la transformation, et accueillir l’importance spirituelle du « Pawakon » ou aide spirituel. »

L’œuvre Pleine lune saut oméga (2003) de Carl Beam est une pièce tirée de sa célèbre série La baleine de notre être. Cette série d’œuvres importante explore le lien entre la culture populaire contemporaine et la culture autochtone traditionnelle. Pleine lune saut oméga est une œuvre de taille considérable faite tard dans la carrière de Beam. Au cours de ses années de création, Carl Beam a eu l’honneur d’être le premier artiste autochtone contemporain dont une œuvre a été acquise par le Musée des beaux-arts du Canada. De surcroît, au cours des dernières années, Carl Beam a reçu beaucoup d’attention à l’échelle nationale et internationale.

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