Explorer la Banque d’œuvres d’art du Nouveau-Brunswick, no 4 : L’exposition

Beaverbrook Art Gallery12 Février, 20190 Commentaires

Psi-kekw keti mewi / Tout va bien aller / Everything is gonna be fine / Wela'sitew na est essentiellement une célébration de la Banque d’œuvres d’art du Nouveau-Brunswick et de sa collection. Elle marque le 50e anniversaire de cette collection importante d’art du Nouveau-Brunswick fondée en 1968; c’était l’une des premières banques d’art canadiennes. (Pour en lire plus sur la Banque, cliquez ici.)

Mais, la collection de la Banque d’œuvres d’art compte plus de 829 œuvres, et seulement soixante d’entre elles sont présentées dans cette exposition. Avec une collection si vaste, comment choisir les œuvres à exposer? C’était là la question capitale pour les conservatrices de la relève alors qu’elles montaient cette exposition. (Vous pouvez en apprendre davantage sur leur expérience pendant le processus ici.)

Nous avons demandé aux conservatrices comment elles ont choisi les trois thèmes de l’exposition. Elles nous ont dit que trois idées principales revenaient sans cesse dans leurs conversations; des idées qu’elles trouvaient générales d’une part, et précises d’autre part, des idées auxquelles tout le monde pouvait s’identifier. Finalement, les trois thèmes de l’exposition de la Banque d’œuvres d’art ont été établis : Les écosystèmes, Les voix et Les nouveaux horizons.

« Emma, Emilie et moi avons travaillé ensemble de près au cours des six derniers mois, affirme Erin Goodine, et bien des conversations que nous avons eues lors de nos recherches dans la Banque d’œuvres d’art du Nouveau-Brunswick gravitaient autour de notre façon de voir la province de la perspective de notre groupe d’âge, et de la perception des gens par rapport à l’art au Nouveau-Brunswick au fil des 50 dernières années, ajoute-t-elle. Lorsque nous avons dû réduire cette vaste collection à seulement 50 œuvres pour l’exposition, nous nous sommes dit “Pourquoi ne pas aborder ce défi de notre propre point de vue? Quelles sont nos idées communes sur le Nouveau-Brunswick à ce moment précis et dans ce lieu précis?” C’est aussi comme ça que nous avons remarqué tout ce que nous avions en commun, même si les communautés où nous avons grandi semblaient si distinctes. »

Que voudriez-vous que les visiteurs tirent de cette exposition?

Emilie :

« L’exposition célèbre le Nouveau-Brunswick, elle célèbre nos voix distinctes et ce qui nous unit. Par ces différents thèmes, nous souhaitons que les gens réfléchissent à leur relation à l’écosystème, aux conséquences de leurs actions sur l’écosystème et aux moyens par lesquels l’environnement façonne la culture. Nous voulons qu’ils découvrent de la nouveauté et qu’ils se remémorent des choses passées. Nous voulons aussi que les regardants apprennent à connaître la culture du Nouveau-Brunswick, et qu’ils en apprennent les uns sur les autres par l’entremise de voix diverses. Finalement, nous espérons qu’ils reconnaîtront certains de nos défis en tant que province, et qu’ils réfléchiront à des solutions durables. Peut-être trouveront-ils une nouvelle façon de percevoir notre province… »

Erin :

« Je crois que nous voulons que les gens puissent tirer leur propre interprétation des thèmes présentés. Mais, je souhaite aussi qu’en quittant l’exposition, les gens réfléchiront à leur vision du Nouveau-Brunswick et à ce que cette province représente pour eux, que ce soit négatif ou positif, et qu’ils se demandent dans quelle mesure ces opinions diffèrent en fonction de leur propre expérience. Nous voulons aussi que les gens constatent à quel point le Nouveau-Brunswick est riche d’artistes, passés, mais aussi actuels. »

Emma :

« Je veux que les regardants comprennent leur place dans la province et dans l’histoire du Nouveau-Brunswick, qu’ils reconnaissent d’autres cultures et d’autres histoires. Je souhaite tout autant que les gens réfléchissent aux effets des changements climatiques, et à l’importance de notre territoire et de notre relation à lui. Je veux que les gens soient fiers et qu’ils se remémorent leurs souvenirs ici. J’aimerais aussi que les gens perçoivent leur avenir comme un avenir intersectionnel et inclusif. Dans l’ensemble, je veux que tout le monde voie que personne ne peut capter la culture comme le font les artistes, et que, conséquemment, le secteur des arts et de la culture au Nouveau-Brunswick est vital. »

Psi-kekw keti mewi / Tout va bien aller / Everything is gonna be fine / Wela'sitew na ouvrira à la Galerie d’art Beaverbrook le 16 février, à 16 h, lors d’une réception publique.

Vous pouvez en apprendre davantage sur cette exposition dans nos billets précédents Rencontrer les conservatrices de la relève, Explorer la banque d’œuvres d’art et Comprendre le processus de conservation.

De plus : Joignez-vous aux conservatrices pour une visite guidée et une causerie spéciales des conservatrices le 21 février, à 19 h. Cette activité est gratuite et ouverte au public.

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