Des études de Churchill par Sutherland – un lien à Netflix et à l’histoire içi à Fredericton

Beaverbrook Art Gallery15 Décembre, 20160 Commentaires

Si vous avez déjà visionné un drame historique comme l’émission The Crown de Netflix, vous vous êtes peut-être demandé dans quelle mesure les événements présentés sont véridiques. Et bien, nous pouvons confirmer un des détails d’un épisode récent : les esquisses pour le portrait de sir Winston Churchill le sont à 100 %. En fait, certaines d’entre elles sont en montre dans notre Salle d’orientation en ce moment.

Pour le 80e anniversaire de Winston Churchill, on commande à Graham Sutherland un portrait en peinture — le deuxième dans une série de trois portraits à l’huile qui avaient pour but de rehausser la réputation de leurs sujets. Le premier était de lord Beaverbrook, et c’est même lui qui a suggéré qu’on fasse celui de Churchill. Les portraits de Sutherland étaient célèbres, soit parce que ses sujets ne les aimaient pas, soit parce qu’ils les voyaient comme des chefs-d’œuvre. En tant qu’artiste, Sutherland n’idéalisait pas ses sujets, il souhaitait plutôt révéler leur vérité en peignant simplement ce qu’il observait. Pour Sutherland, Churchill était devenu un homme vieillissant et épuisé. Et, bien qu’il n’était pas satisfait du portrait, Churchill se laisse persuader d’accepter la toile lors d’une cérémonie publique; ce qu’il fait avec, selon plusieurs, une insulte voilée : « quel exemple remarquable de l’art moderne ». Comme le montre l’épisode de The Crown, cependant, le portrait est apporté chez Churchill et plus tard détruit en catimini.

Heureusement pour la Galerie d’art Beaverbrook, les esquisses et les études qu’a faites Sutherland de Churchill avant de réaliser la toile officielle, n’ont pas été détruites. On savait que l’artiste développait un genre d’obsession pour ses sujets, il étudiait donc leurs traits en détail avant de composer sa toile. Avant de commencer à peindre le portrait officiel de Churchill, Sutherland l’a rencontré pour créer 14 esquisses à l’huile à titre d’études. Elles font toutes maintenant partie de la collection permanente de la Galerie.

Que vous soyez passionné d’histoire ou de Netflix, ces pièces sont très intéressantes. Elles attestent de la façon par laquelle l’art peut préserver l’histoire, même lorsque ceux qui en sont les sujets, ou leurs proches préféreraient peut-être l’oublier. Les études de Churchill seront en montre dans la Salle d’orientation pour les yeux de tous jusqu’au 15 janvier 2017. Nous vous invitons à venir découvrir par vous-même le lien qui unit le Nouveau-Brunswick à ce bout de l’histoire britannique.

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