
D’une idée à une exposition
par Ann Lowe
Chercheuse de projet
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| Bishop Roberson (détail), 1840. Pour plus des peintures d'Anthony Flower, visitez la Galerie d'art. |
L’histoire de l’exposition des oeuvres d’Anthony Flower commence en 2002 avec Ann Lowe, une professeure en retraite qui fait du bénévolat à la Galerie d’art Beaverbrook comme docent. Les docents offrent au public des visites guidées de notre collection d’œuvres d’art et, au moyen d’activités et de discussions, ils aident les visiteurs à mieux comprendre l’art. Elle commença à faire des recherches sur les œuvres d’art d’Anthony Flower parce que notre galerie possédait cinq de ses portraits, que très peu d’articles avaient été publiés sur lui et que les livres d’art ne le mentionnaient que rarement.
Après avoir trouvé sa maison à MacDonald’s Corner, dans le comté de Queens et sa pierre tombale, elle commença à beaucoup s’intéresser à ce peintre. Ses recherches minutieuses révélèrent la vie de cet artiste d’une façon que personne n’aurait pu imaginer. Elle fit des recherches sur les faits en se basant sur la documentation d’époque comme les certificats de mariage, les testaments, les actes de vente de biens-fonds et les états de recensement portant sur Anthony Flower et son épouse, Mary Green Flower. Elle fit aussi des recherches dans les documents des Archives provinciales du Nouveau-Brunswick, des archives de l’Université du Nouveau-Brunswick, des Archives nationales du Canada, du Musée du Nouveau-Brunswick et du Queens County Historical Society & Museum Inc. Elle fouilla dans les recueils du port de Saint-Jean pour savoir à quelle date le navire de son père, The Trent, y avait mouillé l’ancre. Ce renseignement lui permit de découvrir en quelle année Anthony avait immigré au Canada.
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Dawn Bremner, Laurie Glenn-Norris, Ann Lowe au vernissage de La vie et l’oeuvre d’un artiste du terroir: Anthony Flower (1792-1875). |
Quelques peintures d’Anthony Flower furent léguées à des musées publics dans les années 1980. Ann décida de trouver toutes les oeuvres d’art qui se trouvaient au Nouveau-Brunswick afin de les photographier, de les documenter (répertorier leur sujet, leur taille, leur technique), d’indiquer leur provenance (l’historique des différents propriétaires) et de créer un catalogue raisonné (une collection d’œuvres d’art d’un artiste particulier). Afin de découvrir les peintures qui appartenaient à des membres de la famille, Ann dut établir la généalogie de toute la famille (arbre généalogique) car les membres de la famille Flower avaient vécu en Angleterre et ceux de la famille de son épouse, les Greens, avaient été des colons de première date et des Loyalistes de l’Empire-Uni de l’État de New York. Elle mena sa recherche en utilisant les avis de décès parus dans les journaux, les amis de la famille et les recherches antérieures effectuées par des sociétés d’histoires. Elle trouva ainsi de nombreux parents au Canada et aux États-Unis. En 2003, elle avait découvert la première œuvre d’art d’Anthony Flower qui datait de 1804, plus de cent peintures et deux carnets de croquis.
Le directeur général de la Galerie d’art Beaverbrook, Bernard Riordon, rencontra Ann Lowe en 2003. Après avoir vu toute l’information qu’elle avait réunie, il décida d’organiser une exposition qui se tiendrait en mars 2006. Bernie demanda à Laurie Glenn Norris, directrice des Communications et de la Programmation de la Galerie d’en être la conservatrice. A ce titre, Laurie devait rédiger le catalogue (le recueil de l’exposition qui contient une autobiographie de l’artiste, un historique de l’époque où travailla l’artiste, des échantillons de ses oeuvres d’art, ainsi qu’une liste des livres utilisés comme source d’information, la bibliographie) et faire des demandes de financement pour l’exposition. Laurie réussit à obtenir l’aide généreuse de la Province du Nouveau-Brunswick et du Programme d’appui aux musées du Gouvernement du Canada.
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| Jay Remer et le film servent d' équipier à l'ouverture d'exposition. |
Le catalogue et l’exposition sont intitulés La vie et l’œuvre d’un artiste du terroir : Anthony Flower (1792-1875). Le catalogue contient sa biographie, une chronologie (l’historique de la recherche) et une liste préparée par Ann Lowe de toutes les oeuvres connues à ce jour. Laurie Glenn Norris écrivit l’introduction du catalogue, y expliqua l’importance de cet artiste pour le Nouveau-Brunswick, l’histoire du Nouveau-Brunswick au début des années 1800 et fournit des renseignements sur les autres artistes qui peignaient à la même époque. L’exposition comprend des peintures et des objets de la collection de la Galerie d’art Beaverbrook, ainsi que du Village historique de Kings Landing, du Musée du Nouveau-Brunswick, de la Société d’histoire du comté de Queen et de la Collection provinciale ainsi que des articles provenant de la collection privée de nombreux généreux prêteurs. La vie et l’œuvre d’un artiste du terroir : Anthony Flower (1792-1875) sera mise en tournée dans toutes les provinces de l’Atlantique au cours de 2007.
Vers la fin de 2004, Ann Lowe avait trouvé des parents d’Anthony Flower et des propriétaires de ses oeuvres d’art (collectionneurs privés) au Canada, aux États-Unis et en Australie, plus de deux cents peintures et des carnets de croquis supplémentaires où elle découvrit l’origine de certaines de ces peintures. Elle examina les numéros d’un magazine en vogue de l’époque, l’Illustrated London News, sur une période de vingt-huit ans (1842-1870) et y retrouva de nombreuses illustrations originales qu’Anthony Flower avait reproduites pour exécuter ses peintures. Il lisait également le magazine Punch et admirait les oeuvres de l’artiste William Henry Bartlett qui vécut de 1809 à 1854.
Comme avant son arrivée au Canada, le début de la vie d’Anthony Flower demeurait pour elle un mystère, Ann Lowe et son amie recherchiste et historienne, Dawn Bremner, vinrent durant l’automne 2005 passer dix jours à Londres, en Angleterre, pour y découvrir plus de renseignements sur la famille Flower. Alors qu’elles étaient à Berkhamsted, à environ cinquante kilomètres de Londres, elles visitèrent la maison dans laquelle il vécut de 1808 à 1817. Elles y reçurent l’aide d’historiens locaux et réussirent à obtenir de nouveaux renseignements à ajouter à l’histoire.
L’exposition La vie et l’œuvre d’un peintre du terroir : Anthony Flower (1792-1875) qui se tiendra du 19 mars au 4 septembre 2006 à la Galerie d’art Beaverbrook, le catalogue et le site web proviennent tous de l’intérêt et du dévouement extraordinaires d’Ann Lowe pour mieux connaître la vie et l’œuvre d’un homme oublié, Anthony Flower.
Research links
Société d’histoire du comté de Queen
http://www.geocities.com/qchsm/FlowerHousePage.html
Direction du Patrimoine, Province du Nouveau-Brunswick
http://www1.gnb.ca/0007/Culture/heritage/VMC/default.asp
Le Musée du Nouveau-Brunswick
http://www.nbm-mnb.ca/
Les Archives provinciales du Nouveau-Brunswick
http://archives.gnb.ca/Archives/Default.aspx?L=EN
Village historique de Kings Landing
http://www.kingslanding.nb.ca/
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